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  • Scénario 2 : Vers une libéralisation des marchés

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    Le scénario proposé est celui d’une libéralisation totale des marchés. Par conséquent, les pays se spécialisent dans certains types de production selon leurs avantages comparatifs. L’agriculture suit ce mouvement : elle est tournée vers l’exportation, et n’assure donc plus l’indépendance alimentaire des pays.


    Afin de conforter l’avantage comparatif de chaque région de production, les exploitations se regroupent pour faire partie de grands groupes industriels intégrés par filière. Ces groupes, très lucratifs, sont en lien avec les partenaires financiers et ils sont même la propriété de fonds d’investissements dans certaines zones. Les agriculteurs sont des entrepreneurs agricoles, qui  ont accès aux marchés financiers (marchés à terme) et aux mécanismes assurantiels. Dans un souci de productivité accrue, les exploitations se mécanisent à l’extrême pour produire en masse pour l’exportation, parfois en hors sol, hydroponique voire en off shore.


    Mais cette libéralisation ne se fait que sur les produits et va de pair avec une politique migratoire sévère. Ce sont en effet les pays développés qui dictent la libéralisation sur les critères qui les avantagent (les produits qu’ils exportent), et non sur la main d’œuvre bon marché, qui avantage plutôt les pays moins développés.


    Les industries privées jouent un rôle très important dans l’innovation. Tout se raisonne en effet par rapport au marché. Les entreprises privées ont donc intérêt à innover puis à breveter leurs inventions afin d’en tirer des bénéfices. L’indépendance de l’évaluation de l’innovation peut donc souvent être remise en question, car les enjeux économiques sont énormes. Par conséquent, il y a également un problème de communication vers le grand public sur la R&D. A cause de ce manque de transparence, une partie de la population refuse les avancées technologiques sur le vivant, alors qu’une autre accepte cette logique de marché appliquée à l’innovation tant qu’elle prend en compte les critères qui lui semblent importants comme l’hygiène, le coût de la vie.


    Les industries ne veulent pas risquer de freiner leur production en prenant en compte les problèmes environnementaux, car elles veulent avant tout pouvoir rester compétitives. La société toute entière fait confiance au progrès technologique pour trouver des solutions au réchauffement climatique, à la pénurie d’énergie. Mais la R&D ne se fait que dans des domaines de l’environnement qui rapportent des bénéfices aux entreprises comme les énergies de substitutions. Le souci de l’environnement dans l’agriculture est par ailleurs renvoyé aux dispositifs de marché : labels, étiquetage. Ce sont les consommateurs les arbitres.


    Enfin, allant de pair avec la culture du succès personnel et du mérite par le travail, les gens ont de moins en moins de temps pour manger. On évolue donc vers une consommation de rapidité, facilitée, efficace, comme les « fast-food » : l’alimentation procure de l’énergie rapidement (sucres rapides), le goût est standardisé et addictif (sucre, gras),et devient par conséquent de plus en plus calorique.


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    Modérateurs: d'esquerre, Sophie
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    Jeu 10 Avr - 16:31
    zavyai Zonage des productions et sécurité alimentaire.

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